Quand on veut débuter son HomeLab, la première question est invariablement celle du matériel. Sur quoi vais-je bien pouvoir faire tourner tout ça ?
Voici une petite séléction reflétant l’évolution naturelle de mon setup, du plus simple au plus complexe/cher.
Le plus simple pour débuter quand on ne sait pas exactement ce dont on a besoin est tout simplement d’utiliser son propre ordinateur.
Avec la virtualisation ou les conteneurs Docker on peut exécuter beaucoup de choses sur sa machine, que ce soit sous Windows, Linux ou Mac.
C’est aussi un bon point de départ pour s’initier à des concepts et des technos dont on va se servir tout le temps, peu importe le matériel :
Prix : Gratuit, on utilise du matériel qu’on a déjà et des outils gratuits.

Ces petites cartes pas très cher fonctionnant avec un microcontroleur ARM sont un bon compromis pour faire tourner quelques services dans un appareil de taille et de consommation électrique réduite.
Elles ont beaucoup de choses déjà intégrées (LAN, WiFi, USB, …) et ont beaucoup de possibilités d’évolution de par leurs interfaces supplémentaires (GPIO,…) et leur nature ouverte. Ce sont de très bonnes cartes de développement ou d’IOT.
Elles ont l’avantage du prix par rapport aux performances.
En contrepartie elles sont vite limitées dès qu’on les pousse dans leurs retranchements. Les dernières cartes RaspberryPi 5 par exemple consomment et chauffent beaucoup plus que les anciennes versions.
Il faut aussi s’assurer que ce qu’on veut faire tourner dessus est compatible avec les architectures ARM. Même si c’est de plus en plus le cas.
Prix : Variable suivant les cartes. Entre ~60 euros (2Go de RAM) et plus de 200 euros (16Go de RAM)

Les NAS haut de gamme utilisent aujourd’hui des composants de type serveur, permettant de proposer des fonctionnalités de virtualisation et de conteneurs Docker.
Par exemple les gammes + de Synology utilisent des CPU x64 Intel/AMD et embarquent ces fonctionnalités (virtualisation QEmu, conteneurs Docker).
C’est une bonne solution si on a aussi le besoin de stocker beaucoup de données et de les utiliser pour son HomeLab. Ça apporte indirectement la redondance au niveau stockage (RAID).
Coté inconvénients, on est souvent limité par des implémentations spécifiques de ces fonctionnalités par les constructeurs. De même, les performances des diques et du NAS peuvent impacter celles des services qu’on fait tourner sur le NAS, et inversement.
Prix : Plusieurs 100aines d’euros, sans compter les disques durs.

Ces petites machines sont un bon compromis en termes de taille et de puissance. Ils s’intègrent très bien dans des meubles et des armoires techniques.
Malgré leur vocation première de petit PC de bureau, ils peuvent être assez puissants et assez silencieux. Certains sont même Fanless comme le Zotac ZBOX CI629 nano.
Ils sont généralement vendus sans RAM ni disques et peuvent donc être upgradés.
Prix : Variable suivant la configuration. Moins cher en reconditionné.

Ils sont gros, ils sont lourds, ils consomment, ils sont bruyants. Mais ce sont les plus puissants.
A condition d’avoir une baie informatique dans un endroit dédié (au sec, au frais, insonorisé,…) c’est ce qu’il se fait de mieux en termes de performances.
Ils permettent des conditions de travail professionnelles. Au prix de matériel spécifique (CPU, RAM, etc…).
Prix : Cher. C’est du matériel professionnel spécifique.